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Les
montages pour le silure (partie
2)
Les montages pour la pêche au flotteur :

Le
fil : On peut utiliser de la tresse ou du nylon
de 50/00. Pêcher trop fin n'est pas recommandé, on perd du plaisir
au combat mais sur un gros c'est une assurance. De plus pour
relâcher sa prise c'est mieux, un combat écourté favorisera
une remise à l'eau rapide après la photo.
Le
stop : Il sert à régler la profondeur de pêche.
On peut aussi réaliser une ligature.
Le
Flotteur : Je préfére que le fil ne passe pas
dans le corps tout simplement pour éviter les vibrations. La
présentation du vif est meilleure et on peut tirer ou faire
des relâcher en action de pêche grâce au bon coulissement
du flotteur. La portance est variable en fonction de la rivière
et de la taille du vif. Les miens varient de 150 à 500 gr. Attacher
son flotteur avec une agrafe permet aussi de changer son bouchon
très rapidement. La plombée : J'ai pour habitude de mettre un
anti-emmêleur souple ou rigide doté d'une agrafe. Facilité là
encore pour changer de grammage et le fil ne sera pas abimé
par l'abrasion d'un plomb mal usiné.
La
plombée : ( type plomb poire ou boule) est fonction
du flotteur et de la taille du vif. Une perle ou gaine silicone
vient enfin protéger le noeud d'attache à l'émérillon.
L'émerillon
: Du costaud au rayon mer ou silure, il est
attaché par un noeud au corps de ligne. Quel noeud ? Le palomar,
l'universel ou d'autres. Je précise que je double ou triple
mes noeuds, l'échauffement des spires est moindre à la traction.
Essayez avec votre noeud préféré vous verrez la différence de
résistance.
Le
bas de ligne : Nylon, tresse, ou fluoro en forts
diamétres. Le fluoro est cher mais résiste mieux
à l'abrasion que la tresse. Pour de forts diamétres
en nylon et fluoro, on ligature par un noeud, la deuxième
solution consiste à mettre des sleeves.
Les
hameçons : Triples de 2/0 à 4/0 et simples de
2/0 à 10/0. C'est fonction de l'armement et de la taille de
l'esche ou du vif.
Armement des vifs :
Montage
n°1 :
C'est
le montage que je préfére quand je pêche
en Loire ou le courant est fort, le vif fatigue moins. Là
encore cette monture n'est pas réglable. Il existe d'autres
systèmes. Avec le noeud sans noeud les hameçons
sont alignés, le montage et efficace et résistant.
Montage
n°2 :
Un
montage qui permet de ferrer à la touche. L'inconvénient de
cette monture est qu'elle n'est pas réglable, on est obligé
de la concevoir avec la taille du poisson utilisé. On peut au
lieu de piquer le deuxième triple, ceinturer l'avançon excédentaire
avec du fil élastique (rayon mer) autour du vif, ce qui laisse
le triple pendant sous le poisson. La
liste des montages n'est pas exhaustive car il en existe une
multitude, à chacun de trouver celui qui correspond le mieux
à la technique employée pour un gain d'efficacité
( tenue du vif, ferrage ... ).
Les
vifs :
Ils
seront d'une taille de 20 à 25 cm pour un poids approximatif de
300 à 500 gr, mais on peut mettre un vif de 800 gr à 1 kg voir
plus. Quand aux espèces : Rotengles, Gardons, Brèmes, Chevesnes,
Tanches, Carassins, Carpeaux, Mulets ( attention à la taille réglementaire
). L'anguille ? non pour la simple raison qu'elle est en nette
régression et que la variété de vifs disponible est suffisante.
Pourquoi ne pas amorcer à la civelle !!
Le silure à la bouée :
Cette
technique se pratique du bord mais nécessite une petite embarcation
pour mettre en place les bouées ainsi que les lignes. Elle permet
de faire évoluer le vif sur un secteur précis où les silures sont
censés venir chasser. C'est une pêche d'attente mais les avantages
sont nombreux : Il n'y a pas d'emmêlage possible; pas de dérives
intempestives du vif; il ne peut trouver refuge dans un obstacle;
et pour finir le vif prospecte une couche d'eau bien définie.
Il faut positionner ses bouées aux endroits stratégiques puis
disposer les lignes ( flotteur, plomb, émerillon, bas de ligne)
qui seront attachées par un fil cassant en 20/100 de 20cm environ
à une bouée dotée d'une cordellette variant de 2 à
10 mètres. Le 20/00 est une valeur approximative, sur un
vif remuant ou par fort courant on peut aller jusqu'au 35/00 voir
plus. Pour affaiblir un cassant, on peut tout simplement réaliser
deux ou trois noeuds simples qui vont fragiliser la résistance.
A l'attaque d'un silure le fil doit casser, faites des tests de
résistance. Ensuite les cannes seront installées sur des piques
ou un rodpod avec détecteurs en position haute, fil bien tendu
et frein du moulinet réglé fort. Elles sont positionnées
le plus verticalement possible pour que la bannière ne touche
pratiquement pas la surface de l'eau ( ça évite aux débris charriés
par le courant de se prendre dans le fil et de rendre le montage
inopérant ). Le flotteur est facultatif sur le corps de ligne,
il peut être utile tout simplement si vous décidez
de changer de technique pour pratiquer une dérive du vif
sur le poste. Pour le poids de l'ancre, 6 à 10 kg est un
bon compromis. Voir plus en détail le montage:
Le silure au téléphérique:
Technique
qui se pratique du bord avec l'avantage de présenter
des esches volumineuses sans bateau sur un poste fixe. On ne
peut lancer un vif de 800 gr plus un plomb de fort grammage
sans casser la canne et cette astuce permet donc de pallier
à cette situation. Le corps de ligne est en tresse et
le montage se termine par une perle caoutchouc et un émérillon.
Un peu comme le "pater noster", on attache un morceau
de ligne de 30/00 environ pour x centimétres de longueur
à l'émérillon puis un plomb d'un grammage
qui est en fonction du courant. Il suffit de lancer à
l'endroit souhaité puis de positionner sur le corps de
ligne le coulisseau (armé du bas de ligne esché)
qui va glisser jusqu'à l'émérillon. On
peut de se fait présenter l'appât à l'endroit
et à la hauteur voulue. De plus si l'endroit pêché
est encombré, le fil cassant cédera sur une traction
du pêcheur ou du silure.
Voilà
quelques montages qui peuvent aider. On ne peut tout énumérer
et je n'ai pas la prétention de tout connaître
alors j'espère que cette page permettra à ceux
qui découvrent notre passion de se familiariser avec
les techniques destinées au silure.
Un petit mot pour terminer :
Pratiquant
le No-Kill, je n'hésite pas à conserver un poisson
abimé qui ne pourra repartir dans son élément.
C'est arrivé une fois et peut se reproduire si quelques
règles simples ne sont pas appliquées !
1)- Il faut essayer d'écourter le combat et les
manipulations.
2)- Se munir d'une bache pour l'y déposer aprés
combat et humidifier le poisson (Eviter d'abimer sa peau et son
mucus protecteur).
3)-
Attention à certains montages, il faut éviter que
le silure engame profondément (Risque hémorragique).
Un peu de permanganate de potassium (antiseptique) sur les plaies
est conseillé.
4)- Ne jamais toucher ou prendre le poisson par les ouies
(Précautions si encordage).
5)- Pour terminer bien réoxygéner le silure
avant de le relâcher, le poisson doit partir de lui-même.
Prenez un stock de photos mais relâchez-les, ils feront
le bonheur d'autres pêcheurs !!
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