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La Loire

    La Loire

Dernier fleuve sauvage d’Europe d’une longueur de 1020 kilomètres, la Loire est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. La Loire est parfois surnommée fleuve royal, en effet de nombreux châteaux la bordent tels ( Chaumont, Amboise …)
Large de 300 à 350 mètres, elle est parsemée d’îlots, de grèves sableuses, de radiers. Son substrat est constitué de cailloux, sable, pierres et blocs rocheux, elle présente des milieux naturels très riches.
Elle traverse la Région Centre d’est en ouest, les départements du Loiret secteur cher aux frères Mahin, le Loir et Cher et l’Indre et Loire dont Michel Naudeau est originaire.
Elle est richement peuplée de diverses espèces, cyprinidés (carpes, amours blancs…) carnassiers (sandres, silures…).
Lorsqu’on la connaît, on l’approche avec pudeur et humilité. Pour qui ne l’a jamais pratiquée, elle génère une certaine appréhension. En effet sa superficie impressionnante, son courant ravageur, sa morphologie changeante peuvent dérouter et même effrayer. Mais elle procure pour qui sait y consacrer du temps de belles rencontres.
Il faut être vigilant et organisé pour pêcher en bateau sur la Loire qui est un fleuve complexe par sa nature.
Pour information l’accès aux berges varie d’un endroit à l’autre, en pente douce ou abrupte.
Les mises à l’eau ne sont pas toujours aisées d’où la nécessité de se renseigner auprès des pêcheurs locaux .

Savoir lire la Loire, c’est connaître son histoire ce qui permet de comprendre sa morphologie et de mieux l’aborder pour trouver les postes clefs des poissons convoités.

    Peuplement piscicole

Classée en deuxième catégorie du domaine public, la Loire est peuplée en brochets, sandres, perches, silures, anguille, aloses, gardons, tanches, carpes, carassins, barbeaux, ablettes, goujons, chevesnes, bouvières, brèmes, spirlins, mulets, vandoises ... C'est un fleuve très poissonneux avec une grande diversité d'espèces permettant toutes les pratiques et techniques de pêche. Elle demeure le fleuve de prédilection pour la capture de gros spécimens.

    Un peu d’histoire

Malgré son régime irrégulier, ses grèves, la Loire demeure jusqu’à la fin de XVI siècle un des principaux axes commerciaux. A moindre degré, le Cher et le Beuvron, le Loir ne l’a jamais été malgré de nombreux projets.
Les crues 1846-1856-1866 sont aggravées par les levées de la Loire qui retiennent l’eau et aggravent les effets d’un seul débordement. Après de telles crues, les ingénieurs se prononceront pour l’établissement de déversoirs.
Dès 1963, EDF retient le site de St Laurent-des-Eaux (41) pour construire la deuxième centrale nucléaire. En 1973 le même site est retenu pour compléter la deuxième tranche supplémentaire. Les eaux tièdes rejetées a permis une expérience d’aquaculture (alevinage d’anguilles et alevinage de brochetons en Loire).
Au niveau de la « Chaussée St Victor », on peut voir encore les piles d’un pont détruit pendant la seconde guerre mondiale.

    Lexique

Les îles et îlots: La Loire est pourvue d’îles et d’îlots plus ou moins grands qui sont issus des dépôts sédimentaires. Les îles sont parsemées de végétation ou sont dénudées. Le maintient des berges face à l’érosion est obtenu grâce au divers végétaux qui la compose. Elles servent de nichoir pour certaines espèces d’oiseaux et à certains mammifères tel le castor.

Les grèves: Bancs de sable que l’on voit surtout l’été à l’étiage. Certains sont si imposants que l’on peut les distinguer toute l’année. Les grèves se déplacent, se créaient ou disparaissent au fil des saisons suivant le courant et les crues. Le profil de la Loire change donc d’une année sur l’autre. Les « culs de grèves » sont en général prolifiques pour le silure.

Cales et quais: Anciens ports de commerce lorsque la Loire était parcourue par Gabares et fûtreaux. Ouvrages en pierre de toute beauté, les cales servaient au débarquement des marchandises. Port de Blois, d’Avaray …

Les boires: Ce sont d’anciens bras secondaires de la Loire qui se retrouvent aujourd’hui coupés du fleuve

Les dragues: Extraction de sable ou de graviers liée à l’activité humaine, les dragues qui ne sont plus exploitées formaient des fosses qui se comblent peu à peu. La drague de Muides est en activité, celle de Chailles ne l’est plus.

Les radiers: Amas rocheux constitués de pierres parfois de blocs. Ils se devinent car ils affleurent (ligne de remous) ou dépassent par endroits la surface de l’eau. En aval du pont « Jacques Gabriel » à Blois on aperçoit des radiers qui supportaient un pont au Moyen Age vers 1080 emporté au XVII siécle. Plus en aval, d’autres vestiges subsistent datant de l’époque Gallo-Romaine.

Le lit majeur: C’est la partie adjacente au chenal d'écoulement de la Loire, qui n'est inondée qu'en cas de crue. La limite du lit majeur correspond au niveau de la plus grande crue historique enregistrée.

Le lit mineur: C’est le chenal de la Loire, il est sinueux et se situe rive droite.

L’embouchure: est le lieu où un cour d’eau se jette dans le fleuve. Les embouchures sont généralement des endroits de grande biodiversité.

Quelques affluents de la Loire dans la Région Centre: La Cisse, elle se sépare en deux parties à Chouzy-surCisse (41), un premier bras se jette dans la Loire près de cette commune. L'autre bras rejoint la Loire à Pocè-sur-Cisse près de Vouvray (37). Le Beuvron, se jette dans la Loire au niveau de Candé-sur-Beuvron (41). Le Cher, se jette dans la Loire à Villandry dans le département d'Indre et Loire (37).

Les fosses: Endroit le plus profond, en Loire dans le 41, celles-ci ne dépassent guère 5 à 6 mètres maximum.

Les haut-fonds: Partie la moins profonde de la rivière. Radiers et grèves forment les haut-fonds de la Loire.

Les épis rocheux: Ouvrages perpendiculaires au fleuve qui servaient à approfondir le lit en le rétrécissant ce qui favorisait l’amplitude du courant. Les « duis » ou « roulis » étaient édifiés pour la navigation et peut être l’industrie (pêcheries, moulins …).

Les perrés: Revêtement en pierre qui protége un ouvrage de la dégradation des eaux (quais, gués …).

Les méandres: Sinuosités très prononcées du cours d’eau qui se produit lorsque la pente est faible. Ils évoluent naturellement sous l'effet de l'érosion due au courant, celui-ci continuant à éroder la berge concave, tandis que des alluvions se sédimentent sur la rive convexe. Les méandres sont générateurs de fosses et sont intéressants à prospecter surtout « la boucle d’ Avaray (41)».

    Les bons coins


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